La politique locale n’échappe jamais aux lois humaines. À Bezons, la tentative de rassemblement autour d’une liste citoyenne portée par le collectif Bezons Fraternité aura buté non pas sur des divergences programmatiques majeures, mais — selon Mehdi Lallaoui lui-même — sur des questions d’ego.
Le mot est lâché.
Et il dit beaucoup.
Quand l’ego fragilise l’alternative
Les municipales ne se jouent pas uniquement sur les idées. Elles se jouent sur les rapports de force, les ambitions, les susceptibilités. À Bezons, les forces dites progressistes partageaient manifestement des orientations communes : éducation, jeunesse, logement, sécurité, santé, solidarité.
Des piliers structurants.
Pourtant, l’union n’a pas tenu.
Et dans une élection locale, la division est rarement neutre. Elle favorise mécaniquement l’équipe sortante. Elle fragmente l’électorat. Elle installe le doute. Elle démobilise.
Mehdi Lallaoui a fait un choix : retirer sa liste.
Un choix stratégique. Un choix politique. Un choix qui reconnaît implicitement que persister dans une candidature isolée aurait pu servir ceux qu’il souhaite remplacer.
Retrait ou repositionnement ?
Ne nous trompons pas d’analyse : il ne s’agit pas d’un renoncement idéologique. C’est un repositionnement.
En appelant à voter pour la liste conduite par Philippe Noël — « Ensemble pour l’Avenir de Bezons » — Mehdi Lallaoui acte une recomposition du camp alternatif.
Il envoie un signal :
L’objectif n’est pas d’exister seul.
L’objectif est de gagner.
Cette clarification est brutale, mais elle a le mérite d’être lisible.
La vraie question : Bezons veut-elle l’alternance ?
Derrière les jeux d’alliances, une question demeure : les Bezonnais souhaitent-ils réellement un changement de gouvernance ?
Une alternance ne se décrète pas. Elle se construit sur :
Les électeurs observent. Ils évaluent. Ils jugent la solidité d’un camp à sa capacité à s’unir.
L’épisode actuel révèle une vérité politique classique :
On ne perd pas toujours une élection sur ses idées.
On la perd souvent sur son incapacité à s’assembler.
Un test de maturité politique
Le retrait de la liste Bezons Fraternité est un test.
Un test pour Philippe Noël et son équipe.
Un test pour les forces progressistes locales.
Un test pour l’électorat.
L’union de second tour avant l’heure peut créer une dynamique.
Mais elle peut aussi être perçue comme un compromis tardif.
Tout dépendra de la clarté du projet, de la cohérence du discours et de la capacité à convaincre que cette alliance n’est pas une addition de stratégies, mais une vision commune pour Bezons.
Une chose est certaine : la campagne entre dans une phase décisive.
Les postures tombent.
Les calculs apparaissent.
Les choix deviennent lisibles.
Et désormais, ce sont les électeurs qui arbitreront.
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