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1. Des Nigérians sur le point de détenir une participation dans la raffinerie Dangote
La plus grande raffinerie d'Afrique, la raffinerie Dangote, s'apprête à entrer en bourse au Nigeria dans les cinq prochains mois, ouvrant ainsi son capital aux investisseurs locaux et étrangers. Cette cotation permettra la vente des actions actuellement détenues par la Nigerian National Petroleum Company Limited, l'un des premiers investisseurs du projet. La raffinerie, en activité depuis un peu plus d'un an, est en cours d'extension, sa capacité passant de 650 000 à 1,4 million de barils par jour. Cette cotation intervient alors que la bourse nigériane connaît un regain de dynamisme, la hausse des valorisations et l'optimisme des investisseurs renforçant la confiance dans l'une des places boursières les plus actives d'Afrique. Pour les investisseurs, cette introduction en bourse représente une opportunité rare d'acquérir une part de la plus grande raffinerie du continent. Pour Dangote, elle constitue une nouvelle étape dans son plan de développement visant à bâtir un empire de 100 milliards de dollars
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2. À l'intérieur de l'autoroute transcontinentale égyptienne
L'Égypte s'efforce de se positionner comme une porte d'entrée essentielle pour le commerce africain grâce à l'autoroute Le Caire-Le Cap, un axe transcontinental de 9 000 kilomètres achevé à environ 80 %, mais encore fragmenté et traversant plusieurs pays. Ce corridor, qui fait partie du réseau routier transafricain de l'Union africaine, vise à relier les routes commerciales méditerranéennes aux marchés d'Afrique de l'Est et du Sud, tout en ouvrant de nouvelles perspectives aux régions intérieures. L'Égypte coordonne également le développement d'une autoroute complémentaire vers le Tchad via la Libye, étendant ainsi les liaisons vers l'Afrique centrale. Ensemble, ces projets témoignent de l'ambition du Caire de renforcer son influence continentale et de diversifier ses sources d'approvisionnement au-delà du canal de Suez, un canal vulnérable. Cependant, les experts soulignent que les routes goudronnées, à elles seules, ne suffiront pas à engendrer une transformation profonde. Selon eux, le véritable critère de réussite sera la capacité de ces corridors à restructurer les économies locales, à autonomiser les petits commerçants et à bâtir des chaînes de valeur durables le long de leur tracé. Malgré cette ambition, la fragmentation des systèmes douaniers, l'instabilité politique au Soudan et en Libye, ainsi que la faiblesse de l'intégration régionale demeurent des obstacles majeurs.
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3. Le secteur créatif africain devient un pôle d'attraction pour les investisseurs
L'économie créative africaine s'impose rapidement comme une destination privilégiée pour les investissements mondiaux. Selon une nouvelle analyse de la Brookings Institution, le secteur créatif du continent pourrait atteindre 200 milliards de dollars d'ici 2030, porté par une croissance explosive dans les domaines de la musique, de la mode, du cinéma et du jeu vidéo. Le seul secteur du jeu vidéo en Afrique devrait générer plus d'un milliard de dollars de revenus en 2024, avec 66 studios actifs répartis dans 23 pays – l'Afrique du Sud s'imposant comme un pôle majeur de l'e-sport. Les analystes soulignent l'évolutivité du secteur grâce aux technologies numériques, notamment son potentiel d'intégration aux plateformes de paiement mobile déjà bien ancrées dans le quotidien africain. Pour les investisseurs stratégiques prêts à explorer des secteurs non traditionnels, la combinaison de jeunes talents, d'infrastructures numériques en expansion et d'une production culturelle dynamique au sein de l'économie créative africaine offre un environnement propice à des investissements rentables et tournés vers l'avenir.
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4. Le Maroc ouvre une vaste zone minière aux investisseurs
Le Maroc a lancé un important appel d'offres pour 361 blocs d'exploration couvrant environ 13 000 kilomètres carrés dans la région de Tafilalet et de Figuig, riche en minéraux et située près de la frontière algérienne. Cette zone regorge d'or, de cuivre, d'argent, de plomb et de zinc. Selon les autorités, cet appel d'offres couvre jusqu'à un quart du bassin minier, témoignant d'une volonté forte de développer le secteur. Cependant, le Maroc ne se contente pas d'extraire des ressources : il exige une exploitation responsable. Les entreprises seront évaluées sur leurs performances environnementales, leur efficacité énergétique et hydrique, ainsi que leur engagement en faveur de l'économie circulaire. Avec une date limite de dépôt des candidatures fixée à mai 2026 et un cadre ESG spécifique à l'Afrique encadrant le processus, le Maroc affirme que l'avenir du secteur minier africain doit être à la fois rentable et éthique.
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5. Le projet du Ghana de formaliser son commerce artisanal de l'or
Le Ghana lance une campagne ambitieuse contre le trafic d'or , ciblant 127 tonnes de production artisanale par an – soit plus de 20 milliards de dollars – dans le cadre de réformes de grande envergure. Cette initiative fait suite aux pertes estimées à 11,4 milliards de dollars que le pays aurait subies à cause des exportations illégales entre 2019 et 2023, l'or non déclaré affluant vers des plateformes comme Dubaï. Dès le mois prochain, le Ghana Gold Board, nouvellement créé, achètera au minimum 2,45 tonnes par semaine aux petits mineurs, en leur proposant des prix au comptant et des primes pour encourager les ventes officielles. L'intégralité des devises issues de ce programme sera versée directement à la banque centrale, renforçant ainsi les réserves nationales. Avec la mise en place de systèmes de traçabilité environnementale et le développement des capacités de raffinage locales en cours, le Ghana est déterminé à faire en sorte que ses richesses aurifères profitent enfin à son économie.
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6. La banque centrale du Congo exploite les mines artisanales pour constituer ses réserves.
La Banque centrale de la République démocratique du Congo (RDC) lance une nouvelle stratégie : l’achat direct d’or auprès de la société d’État DRC Gold Trading afin de constituer ses réserves monétaires . Ce partenariat cible l’or provenant de l’exploitation minière artisanale, avec pour objectif de capter les revenus qui ont longtemps échappé aux circuits informels – souvent acheminés vers Dubaï via les pays voisins. En devenant le principal acheteur, la Banque espère rompre les liens entre l’industrie minière et les groupes armés, tout en renforçant le franc congolais. Avec une production visée à 18 tonnes cette année – soit près de 3 milliards de dollars –, cette initiative permettra au pays, qui ne possède actuellement aucune réserve d’or, de tirer profit de ses vastes gisements.
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7. MTN mise gros sur le Ghana avec un investissement de 1,1 milliard de dollars
Le géant sud-africain des télécommunications MTN Group renforce sa présence au Ghana , s'engageant à investir 1,1 milliard de dollars au cours des trois prochaines années et à hisser le pays au rang de l'une de ses trois filiales mondiales stratégiques, aux côtés de l'Afrique du Sud et du Nigeria. Annoncée à Accra par le PDG Ralph Mupita, cette décision témoigne des excellentes performances du Ghana et de son importance stratégique croissante au sein du réseau MTN, qui compte 300 millions de clients. Cet investissement permettra d'étendre la couverture haut débit, d'ajouter 500 nouveaux sites de télécommunications cette année, de renforcer l'infrastructure numérique et d'accélérer l'inclusion financière grâce aux services de paiement mobile et aux services basés sur l'intelligence artificielle. Au-delà de l'infrastructure, les discussions avec les autorités de régulation ont porté sur le déploiement de la 5G et la lutte contre la fraude liée au paiement mobile, plaçant ainsi le Ghana au cœur de la prochaine phase de croissance numérique de MTN en Afrique.
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8. La société angolaise Sonangol vise les minéraux critiques
Sonangol diversifie ses activités au-delà du pétrole brut et explore une voie stratégique vers les minéraux critiques, essentiels à la transition énergétique mondiale. Cette initiative intervient alors que l'entreprise a annoncé une baisse de son bénéfice net, qui s'établit à un peu plus de 750 millions de dollars en 2025, contre environ 807 millions de dollars l'année précédente. Si Sonangol demeure un acteur majeur du secteur pétrolier et gazier offshore – avec une production de 217 000 barils équivalent pétrole par jour –, elle détient désormais sept concessions pour l'exploration d'uranium, de lithium et de quartz. Ce changement de cap s'inscrit dans le contexte des efforts continus de l'Angola, deuxième producteur de pétrole d'Afrique subsaharienne, pour réformer son cadre réglementaire et attirer des acteurs clés tels que TotalEnergies et Chevron. Parallèlement, le projet gouvernemental, longtemps débattu, de céder 30 % de son capital à Sonangol reste suspendu, les dirigeants invoquant un contexte défavorable, d'autres actifs publics étant mis aux enchères cette année.
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9. La raffinerie Dangote fournira 65 millions de litres d'essence par jour.
Dans une initiative novatrice pour le secteur énergétique nigérian, la raffinerie de pétrole Dangote a signé un accord majeur avec 12 distributeurs de produits pétroliers pour distribuer jusqu'à 65 millions de litres d'essence par jour à travers le pays. Ce partenariat stratégique garantit que l'offre locale dépasse désormais la demande intérieure, mettant ainsi fin à la longue dépendance du pays aux importations coûteuses de carburant. En stabilisant la disponibilité à l'échelle nationale et en exportant les excédents, l'accord promet d'éliminer les pénuries d'approvisionnement et de freiner les pénuries spéculatives. Les experts du secteur saluent cette initiative comme un tournant décisif qui pourrait permettre d'économiser des milliards de devises étrangères, de renforcer le naira et de consolider la stabilité économique. Alors que les opérations dépassent déjà les attentes, cette initiative marque l'aube d'une nouvelle ère dans la quête du Nigeria pour l'indépendance énergétique.
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10. Le géant énergétique malien acquiert les stations-service de TotalEnergies
La société malienne NDC Energie a acquis environ 80 anciennes stations-service TotalEnergies au Mali, marquant ainsi le retrait définitif du géant français du pays après plus de 25 ans de présence. Ces stations avaient été brièvement cédées à Coly Energy Mali en 2025 avant que NDC n'en prenne pleinement possession en janvier 2026. TotalEnergies a invoqué l'escalade des tensions géopolitiques avec le gouvernement militaire malien, les pressions fiscales et les conflits sociaux comme raisons de son départ – un repli similaire à celui observé au Burkina Faso, où le groupe a vendu environ 170 stations en 2025. Pour NDC Energie, ancien importateur de carburants, cette acquisition est une véritable transformation, faisant d'elle un opérateur verticalement intégré maîtrisant l'ensemble de la chaîne, de l'importation à la distribution.
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